dimanche 25 mai 2025

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vendredi 23 juin 2017

SI ON PARLAIT DE "IT COMES AT NIGHT" ?







Aujourd'hui, avec Betty Mourao, je vous parle de It Comes at Night, annoncé comme le grand film d'horreur du moment. Qu'en est-il vraiment ?






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CINÉ OUATCH : PREMIÈRE TÉLÉ POUR MARLA'S MOVIES !





Voilà. C'est arrivé. Moi qui m'étais juré de garder l'anonymat total, je montre mon visage sur cet écran qui, jusqu'ici, ne me servait que de manuscrit. Après quelques passages en radio, je passe à ce média que je connais finalement peu : la télévision.

Passionnant que de passer une heure en studio, avec un bon réa, Benjamin Vincent, un présentateur sympa, Nicolas Rieux, et un blogueur cinéphile cultivé, Marc Moquin. Là où Séance Radio me permet de parler ciné de chez moi par téléphone, Ciné Ouatch m'offre l'occasion de discuter ciné avec des passionnés, en direct.

Au-delà des questions que je me pose en radio - pourvu que je ne bafouille pas, que je ne sorte pas d'énormité factuelle, que je pitche le film sans griller la fin - je me suis posé, pour la télévision, des questions nouvelles. 

À 37 degrés au-dehors et sans clim dans le studio, comment éviter de ressembler à une baleine qui transpire ?

Tu veux mettre un haut péchu couleur framboise ? Les gouttelettes dans le dos, c'est pas top. Comment tricher avec le maquillage, pour essayer de ressembler à une femme normale pendant une heure de direct ?

Tant pis si je n'ai pas le physique d'une présentatrice météo de Canal. Il faut se lancer. Alors j'ai plongé. Dans la plage de Baywatch, le mystère de K.O., l'angoisse de It Comes at Night, dans la joie du Grand Méchant renard.


J'ai plongé, et j'en ressors nouvelle.


Très fière d'avoir participé à l'émission. Ce 21 juin, fête de la musique, aura été pour moi une fête du cinéma en avance, entourée par de chouettes cinéphiles à la conversation passionnée.

Programme :

1'27: Daniel Day-Lewis prend sa retraite ?

8'53 : Le box-office de la semaine

14'12 : Baywatch (Alerte à Malibu)

28'06 : It Comes at Night

38'24 : KO

44'19 : Le Grand méchant renard

49'43 : Les autres sorties de la semaine

53'29 : La sortie DVD de la semaine - Born to be Blue







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lundi 19 juin 2017

JEU-CONCOURS : GAGNEZ DES PLACES DE CINÉMA POUR "LE GRAND MÉCHANT RENARD" !







Marla's Movies vous propose de gagner 5X2 places pour le film Le Grand méchant renard, de Benjamin Renner et Patrick Imbert. Pour lire notre article, c'est ici.



Synopsis : Ceux qui pensent que la campagne est un lieu calme et paisible se trompent, on y trouve des animaux particulièrement agités, un Renard qui se prend pour une poule, un Lapin qui fait la cigogne et un Canard qui veut remplacer le Père Noël. Si vous voulez prendre des vacances, passez votre chemin…






POUR GAGNER, IL SUFFIT DE RÉPONDRE À LA QUESTION SUIVANTE:


Quel était le précédent film de Benjamin Renner ?



Envoyez votre réponse à l'adresse suivante avant le 26 juin 2017, 20 heures :




marlasmovies1@gmail.com

Merci d'indiquer vos nom, prénom et adresse postale dans votre message, et de mettre en objet du mail "Concours Renard." Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants ayant bien répondu.




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Bonne chance à tous, et bonnes séances !




Notre autre concours du moment : 



JEU-CONCOURS : GAGNEZ DES DVDs DU FILM "LE MYSTÈRE JÉRÔME BOSCH" !






Marla's Movies vous propose, en partenariat avec Épicentre Films, de gagner 2 DVDs pour le film Le Mystère Jérôme Bosch, de José Luis Lopez-LinaresLe film, coproduit avec le musée du Prado, offre une formidable vitrine de l'oeuvre de Bosch. 



Synopsis: 500 ans après sa disparition, Jérôme Bosch, l’un des plus grands peintres flamands, continue à intriguer avec une œuvre aussi fascinante qu’énigmatique, aux interprétations multiples. À travers "Le Jardin des Délices", historiens de l’art, philosophes, psychanalystes en cherchent le sens et rendent un hommage vibrant à un artiste qui défie le temps.






POUR GAGNER, IL SUFFIT DE RÉPONDRE À LA QUESTION SUIVANTE:


En quelle année Bosch a-t-il commencé à peindre Le Jardin des délices ?



Envoyez votre réponse à l'adresse suivante avant le 26 juin 2017, 20 heures :




Merci d'indiquer vos nom, prénom et adresse postale dans votre message, et de mettre en objet du mail "Concours Jérôme Bosch." Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants ayant bien répondu.




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Notre autre concours du moment :

vendredi 16 juin 2017

BAYWATCH (ALERTE À MALIBU) : LES SOUS-DOUÉS EN VACANCES








Moi, en regardant Baywatch, adaptation de la série à succès des années 90, je voulais avant tout voir - ou plutôt entendre - ça : 





Comprenez-moi. Cette chanson, c'est celle qu'on chante avec mes potes au karaoké quand on est bourrés. Première déception du film: vous n'entendrez pas la chanson. Par contre, vous aurez droit à une B.O épouvantable. On n'échappe pas aux Beach Boys, bien sûr. Le générique est carrément laid, et on a droit à quelques tubes douteux des années 80. Ouais, même Lionel Richie.



Prière de laisser son cerveau à l'entrée



Hélas, Baywatch n'est même pas supportable avec des pop-corn et une bière. C'est le genre de film qu'il faut voir en ayant laissé son cerveau à l'entrée.


Quand un pote m'a demandé, un jour, de lui résumer Fast and Furious. J'ai répondu :

"Bah, c'est des belles nanas en short et des types qui font des courses de voitures."

Pour Baywatch, ce serait :

"Bah, c'est des belles nanas en maillot et des types qui jouent à Musclor."





L'un des avantages d'Alerte à Malibu, c'est effectivement de se rincer l’œil. 

Kelly Rohrbach joue le rôle de Pamela Anderson (C-J) la belle blonde dans Baywatch (Alerte à Malibu, de Seth Gordon (2017)
Kelly Rohrbach joue le rôle de Pamela Anderson (C-J) la belle blonde dans Baywatch (Alerte à Malibu, de Seth Gordon (2017)

La superbe brune Alexandra Daddario (Summer) dans Baywatch (Alerte à Malibu)
La superbe brune Alexandra Daddario (Summer) dans Baywatch (Alerte à Malibu)


C'est outrageusement sexiste ? Oui. Les femmes sont souvent résumées à leurs beaux seins et les hommes à leur pénis. Vous me direz qu'on va pas voir Alerte à Malibu pour le scénario (le quoi ?) même s'ils s'y sont mis à six pour l'écrire. Vous avez bien lu. Six personnes pour un scénar timbre-poste.


Parce qu'il y a tout de même une ombre de scénario sur cette plage dorée : une vilaine méchante corrompt les politiques pour s'emparer de la baie. Mais attention, elle les corrompt avec une montre. Là où dans n'importe quel film, on verrait passer une mallette de billets, on assiste, dans Baywatch, à un placement de produit hilarant. On ne résiste pas à la montre de la marque Machin. N'importe qui se laisserait acheter, c'est humain.


Alerte à Malibu, en somme, serait un film formidable à chroniquer pour l'Odieux Connard. Il se ferait un malin plaisir de démolir ce simulacre de scénario, où Dwayne Johnson plonge dans les flammes pour secourir une femme en détresse, qui garde son brushing en place.


Dialogues débiles


Hormis quelques références marrantes à la série d'origine ("I'm always here", déclare Mitch dans la première scène) et à la carrière des uns et des autres (une vanne à Zac Efron surnommé "High School Musical") les dialogues s'avèrent consternants. La sagesse de Mitch, incarné par Dwayne Johnson, conseille par exemple à son co-équipier Matt (Zac Efron, toujours subtil) :

"You save no one if you die." 
"On ne sauve personne si on meurt."

Johnson prend un ton des plus sérieux, et c'est le fou rire qui se déclenche dans la salle. La seule réplique un peu drôle est en fait un cliché de la comédie américaine - on l'entend, par exemple, dans Maman j'ai raté l'avion 2 - une confusion entre Edgar J Hoover, directeur du FBI, et un autre Hoover, celui des aspirateurs.

Pour tout dire, les dialogues de Baywatch m'ont fait penser à la parodie des Inconnus d'une autre série télé, Santa Barbara :







Dwayne Johnson était bien plus drôle dans The Tooth Fairy (Fée Malgré lui) où il remplaçait pour un temps... la petite souris.


Dwayne Johnson remplace la fée des dents (équivalent américain de la petite souris) dans Fée Malgré lui (The Tooth Fairy) de Michael Lembeck (2010)
Dwayne Johnson remplace la fée des dents (équivalent américain de la petite souris) dans Fée Malgré lui (The Tooth Fairy) de Michael Lembeck (2010)


C'était si formidable qu'ils ont fait un n°2.


Larry the Cable Guy (oui, c'est son nom d'artiste) dans Fée Malgré lui 2, d'Alex Zamm (2012)
Larry the cable guy (oui, c'est son nom d'artiste) dans Fée Malgré lui 2, d'Alex Zamm (2012)

Bref. Alerte à Malibu ressemble à une gigantesque pub pour Nike, avec ces jeunes gens en pleine santé qui courent au ralenti.


Les lents de la mer


Les personnages de Baywatch ne risquent pas d'être flashés par le radar. Non seulement ils courent au ralenti, mais ils pensent aussi au ralenti. Ils en mettent, un temps, à déjouer les plans de la vilaine méchante (mais sexy quand-même, parce que c'est mieux.)


Priyanka Chopra (Victoria Leeds) la méchante dans Baywatch (Alerte à Malibu)
Priyanka Chopra (Victoria Leeds) la méchante dans Baywatch (Alerte à Malibu)


D'une grande subtilité, donc, Baywatch aurait largement sa place sur Nanarland. Parmi les personnages, il ne faut pas oublier l'imbécile de service, qui se ridiculise dans une scène à la Mary à tout prix, mais nettement moins fun que le film de 1998. Le film ravira peut-être les nostalgiques d'American Pie.

Tension sexuelle jamais consommée, voilà la recette d'Alerte à Malibu depuis la série. Ajoutez à cela des jeux de mots grossiers et des douches mixtes pour davantage de sous-entendus. On aura même droit à du scato, avec Zac Efron qui vomit dans la piscine. Le film est revendiqué kitsch. Il rappelle Grease ou Dirty Dancing, sans les chansons et en mode nanar.


Même la série, en somme, n'était pas aussi nanarde. Pas sûr que cela plaise à ses fans, même inconditionnels. Les apparitions forcées de Pamela Anderson et David Hasselhoff indiquent juste qu'ils ont pris cher, dans tous les sens du terme.


Et dire que Jon Bass, qui joue Ronnie, crétin de service du film, a justement joué dans d'excellentes séries, comme American Horror Story et The Newsroom !

Jon Bass a fait tellement mieux que Baywatch dans sa carrière d'acteur...
Jon Bass a fait tellement mieux que Baywatch dans sa carrière d'acteur...


Bref, on ne sauvera pas les sauveteurs d'Alerte à Malibu. Le film se noie dans les clichés, le sexisme, la grossièreté. Hélas.



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CREEPY : LA FÊTE DES VOISINS



Affiche de Creepy de Kiyoshi Kurosawa (2016)



Par Clément


Alors on flippe


Même sans avoir recours au genre de l’horreur, les Japonais sont très doués pour faire naître le frisson. Kiyoshi Kurosawa en avait déjà donné la preuve avec le diptyque Shokuzai, et même l'un de ses premiers films, Cure, qui contenait déjà certains thèmes de Creepy : les psychopathes flippants, les cadavres qui se multiplient, les manipulations mentales.

Kyoko Koizumi dans Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa (2012)
Kyoko Koizumi dans Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa (2012)

Bouleversé par une prise d’otages où il fut blessé, l’inspecteur Takakura (Hidetoshi Nishijima) démissionne de la police. Il déménage dans une petite ville avec sa femme Yasuko (Yûko Takeuchi). Peu de temps après, Nogami (Masahiro Higashide)
, un ex-collègue, lui demande son aide pour résoudre une affaire qui le taraude depuis six ans : la disparition, du jour au lendemain, de tous les membres d’une famille, laissant seule leur fille Saki (Haruna Kawaguchi). 




Mio (Ryōko Fujino), Takakura (Hidetoshi Nishijima), Nishino (Teruyuki Kagawa), et Yasuko (Yûko Takeuchi) dans Creepy
Mio (Ryōko Fujino), Takakura (Hidetoshi Nishijima), Nishino (Teruyuki Kagawa), et Yasuko (Yûko Takeuchi) dans Creepy


Dans le même temps, Takakura et Yasuko font la connaissance de leur voisin Nishino (Teruyuki Kagawa) et de sa fille Mio (Ryōko Fujino). Nishino se montre de plus en plus effrayant. Yasuko devient irritable, Takakura a l’impression qu’un piège invisible se referme sur lui… 


Mon voisin le psycho



Les peurs les plus efficaces sont universelles. Lorsque dans les journaux, on interroge les voisins d’un.e tueur.se, combien de fois entendons-nous que cet personne avait l’air normale, serviable, gentille…

Comme le fait remarquer Takakura, la plupart des assassins sont des crèmes (Blue Velvet ne dira pas le contraire), alors si notre voisin est un peu inquiétant, cela indiquerait plutôt qu’il est inoffensif, non ?

Nishino (Teruyuki Kagawa) dans Creepy de Kiyoshi Kurosawa (2016)
Nishino (Teruyuki Kagawa) dans Creepy de Kiyoshi Kurosawa (2016)

Et si le mec d'en face était un assassin ? De ce simple pitch, Hitchcock a tiré Fenêtre sur cour, feu d’artifice ludique et malicieux. Tout en maintenant un ton léger, le maître du suspense fait sourdre l'angoisse.

Grace Kelly et James Stewart dans Fenêtre sur Cour, réalisé par Alfred Hitchcock (1954)
Grace Kelly et James Stewart dans Fenêtre sur Cour, réalisé par Alfred Hitchcock (1954)


Harper Lee, dans Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, nous fait partager la terreur de Scout et de la ville de Maycomb à propos d’Arthur "Boo" Radley, voisin muet, invisible, objet de rumeurs terrifiantes. Cependant, la rumeur est-elle fondée ? Plus près de nous, les Desperate Housewives, mais aussi les personnages de Big Little Lies, se sont interrogés sur leurs voisins


Arthur "Boo" Radley (Robert Duvall) dans Du silence et des ombres, réalisé par Robert Mulligan (1962)
Arthur "Boo" Radley (Robert Duvall) dans Du silence et des ombres, réalisé par Robert Mulligan (1962)

Côté voisins terrifiants, on a rarement fait mieux que les Castevet de Rosemary’s baby, voisins 
prévenants le jour, satanistes la nuit. 


Ruth Gordon et Sidney Blackmer (Minnie et Roman Castevet) dans Rosemary's baby de Roman Polanski (1968)
Ruth Gordon et Sidney Blackmer (Minnie et Roman Castevet) dans Rosemary's baby de Roman Polanski (1968)



Creepy : un script pas assez rigoureux


Même si Creepy sème des twists de plus en plus horribles, le scénario n’est pas ce qui est le plus intéressant : l’exposition, bavarde, s’étend sur près du premier tiers du film. Ainsi l’enquête policière n’a-t-elle d’autre but que de donner un passif à Nishino. Elle se révèle prévisible, ce qui ne l’empêche pas de s’étirer en longueur.

Takakura (Hidetoshi Nishijima) et Nogami (Masahiro Higashide) dans Creepy
Takakura (Hidetoshi Nishijima) et Nogami (Masahiro Higashide) dans Creepy

Kurosawa demeure flou sur le rôle joué par la fille de Nishino. On relève aussi plusieurs incohérences dans le film, y compris le dernier twist, renversement de situation inexplicable. On s’étonne aussi de l'inefficacité flagrante de la police.



Le secret de la cave noire


Si Creepy est réussi, c’est qu’il est avant tout le portrait d’un homme mentalement déréglé.

Teruyuki Kagawa est étonnant en misanthrope détraqué, alors même qu’on le voit rarement passer à l’action. Faible physiquement, vaguement ridicule dans sa cynophobie (peur des toutous) il sidère lors de ses apparitions, alternant blagues douteuses, sous-entendus menaçants, brusques crises de colère, sourires figés… tout y passe.


Yasuko (Yûko Takeuchi) et Nishino (Teruyuki Kagawa) dans Creepy
Yasuko (Yûko Takeuchi) et Nishino (Teruyuki Kagawa) dans Creepy


Même après ses menaces, il persiste à communiquer avec ses voisins, dans un jeu cruel du chat et de la souris, comme pour le violeur de Elle. On ne sait jamais quand il va frapper.


Ses intentions sont glaçantes. Les amateurs d’Esprits Criminels retrouveront la même motivation chez les méchants de l’épisode 5.16 Hansel et Grétel. Le sadisme de Nishino n’est jamais "volontaire", il est le fruit d’un raisonnement tordu. Creepy adopte le point de vue inverse de Captives qui filmait le calvaire des victimes et non de l'agresseur. Kurosawa pare ainsi à la tentation de trop en faire, travers dans lequel tombait hélas Atom Egoyan.



Naoko Sâto (la mère) et Mio (Ryōko Fujino) dans Creepy
Naoko Sâto (la mère) et Mio (Ryōko Fujino) dans Creepy

Kurosawa refuse le happy end facile : le retour à la normale n’aura pas lieu, conséquence d’avoir fréquenté trop longtemps un démon, une fin comparable à celle, très noire, d’Harmonium. La fin de Creepy aurait été plus forte si Kurosawa avait coupé son film cinq minutes plus tôt, mais même le pessimisme japonais a ses limites.

Le casting du film Creepy de Kiyoshi Kurosawa
Le casting du film





"Plus réussi est le méchant, plus réussi est le film" (Hitchcock)


Malgré les zones floues de son scénario et son exposition à rallonge, Creepy n’en est pas moins un vrai cauchemar, mis en scène avec un crescendo qui donne le frisson (plans fixes comme autant de prisons virtuelles, photographie des scènes de cave glauque…) et porté par un méchant à la perversité mémorable.




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